Crème solaire: Se protéger et protéger l’environnement

Depuis 20 ans, on le sait, il faut mettre de la crème solaire pour protéger sa peau des méfaits du soleil. Le message est maintenant bien passé. Le problème, c’est que les crèmes solaires n’ont pas une composition très clean, non seulement pour notre peau mais aussi pour les milieux aquatiques où l’on retrouve leurs résidus néfastes pour la faune et la flore.
Alors comment choisir sa crème?
A la base, une crème solaire c’est de l’eau et de l’huile plus des filtres ultra-violets. Il en existe 2 sortes:
  • Les filtres organiques c’est à dire chimiques (rien de bio là dedans) qui transforment les UV au contact de la peau (du sébum) et suppriment leur nocivité. Ce sont des filtres de synthèse issus pour la plupart de la pétrochimie.
  • Les filtres minéraux, donc naturels, qui agissent par réflexion. Ils forment une pellicule blanche à la surface de la peau.
A cela vient s’ajouter les conservateurs, les épaississants, les agents hydratants et les parfums, bref tout pour améliorer le confort, l’odeur et la durée d’utilisation des produits.
L’inconvénient c’est que l’on a découvert que les filtres chimiques contiennent des pertubateurs endocriniens. Ils passent la barrière de la peau et vont dans le sang.
De plus, ces filtres sont également toxiques pour l’environnement et notamment les milieux aquatiques.Quand nous nous baignons, ils laissent une pellicule grasse à la surface de l’eau qui vient ensuite se déposer sur les coraux. Aujourd’hui, 10% des coraux meurent à cause des dépots de crème solaire. Ce qui a un impact sur de nombreux écosystèmes dans le milieu aquatique.
Qu’en est-il des filtres minéraux? Il faut également s’en méfier car pour supprimer leur effet blanc et plâtreux, certaines marques les mélangent avec des nanoparticules, néfastes pour la santé car elles traversent aussi la barrière de la peau et contiendraient également des pertubateurs endrocriniens.
Donc comment faire pour avoir une crème solaire à la fois saine et respectueuse de l’environnement?
Le mieux est de choisir une crème solaire bio. Celles-ci sont sans filtres chimiques et sans nanoparticules, du moment où elles ont un label bio reconnu; Les crèmes contenant des nanoparticules sont légalement tenues de porter la mention [Nano] dans leur composition. Elles sont donc plus saines pour la peau et moins agressives pour les peaux sensibles sujettent aux réactions.
Bien sûr, il faut se réhabituer à une crème blanche, qui s’étale moins bien qu’une crème du commerce classique, mais les marques ont fait beaucoup de progrès dans ce domaine et leur application est beaucoup plus agréable qu’avant. Notamment Lavera (5), Acorelle (6), Les laboratoires de Biarritz (7), et Sanoflore (3) qui a sorti sa première crème solaire pour le visage cette année.
Les crème solaires bio ne contenant pas tous les produits de synthèse type conservateurs, parfums et silicones, elles sont également beaucoup plus respectueuses de l’environnement.
Et en ce qui concerne les crèmes non bio, certaines marques prennent peu à peu conscience de l’impact négatif des filtres de synthèse et autres produits chimiques et ont décidé de modifier leurs formules.
C’est le cas d’ Avène (1), qui a choisi de réduire le nombre de filtres chimiques dans ses formules (la marque n’en utilise que 4 contre 8 habituellement). Avène s’engage également auprès d’une association pour protéger les coraux (voir Pur Projet).
La marque Biotherm (2) a aussi développé une ligne appelé « Water Lovers », qui est à 95% biodégradable.  Elle possède une charte pour limiter son impact environnementale et s’engage également pour la protection de l’eau.
La marque Etat Pur (4) qui a opté pour une composition vraiment clean, sans paraben  et sans silicone et composée à 100% de filtres mineraux sans particules.
Après des années à mettre au point des crèmes qui protégent efficacement des UV, les marques vont devoir maintenant être capables de proposer des produits à la fois efficaces, sains et respectueux de l’environnement. Espérons que les marques bio arrivent à proposer des crèmes de plus en plus faciles d’utilisation et que les marques classiques arrivent à se passer progressivement des filtres chimiques et autres composants nocifs. Dans tous les cas, c’est d’abord à nous en tant que consommateur d’arriver à modifier nos comportements, comme par exemple de vérifier la composition de nos crèmes et  d’accepter qu’une crème ne soit pas invisible sur la peau si cela permet de nous protéger et protéger les fonds marins.

 

 

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